Stress

Le stress est un concept largement répandu dans notre vie quotidienne, on lui met un peu sur le dos tout et n’importe quoi, mais qu’est ce donc au juste?

 

Tout d’abord , le stress est un phénomene naturel, c’est une sorte d’adaptation de l’individu à son environnement, sur le plan physique et psychique. le terme en lui même désigne en anglais une contraction musculaire (muscular stress), ce qui en est la premiere manifestation même lorsque l’on veut parler du stress psychique (mais existe t’il réellement une « dissociation » entre le physique et le psychique?).

Lorsque l’on est soumis à une pression, le premier reflexe pour y faire face se manifeste par une contraction musculaire généralisée (qui peut être infime), localisée principalement, aux muscles du visage, du cou, de la colonne, ainsi qu’aux muscles respiratoires, par ailleurs le coeur (qui est aussi un muscle) répond par une variation de son rythme…

 

Le but primitif du stress est de mettre l’organisme en état d’urgence. par exemple, lorsque dans la savane, une gentille antilope est tranquillement en train de paître, et que tout à coup un lion surgit et rugit, le pauvre gibier n’a pas le temps d’analyser calmement la situation et ne doit son salut qu’à la réaction quasi reflexe qui la pousse à s’enfuir au plus vite, pour une fois tout danger écarté, continuer à brouter les quelques rares herbes non roussies par les soleil. C’est donc le stress qui lui évite de servir de repas au pauvre lion qui esperons le sera plus chanceux la prochaine fois…

Le stress ici est donc un processus visant à apporter un maximum d’oxygène à l’organisme, en activant les fonctions vitales respiratoires et circulatoires pour pouvoir fournir l’effort physique intense nécessaire. On va donc observer une augmentation du rythme repiratoire, du rythme cardiaque et de la pression artérielle due à l’activation du système nerveux orthosympathique (autonome et végétatif)

Quel est donc le rapport entre la gazelle et le jeune cadre dynamique victime de burn out? ceci est du au fait que notre cerveau au cours de son évolution a gardé toutes ses fonction archaiques enfouies au propre comme au figuré dans sa structure, mais qu’au dessus de tout cela s’est developpé le cortex capable d’abstraction et d’analyse.

Dans notre vie d’aujourd’hui nous avons tendance à beaucoup plus utiliser notre capacité à penser et à construire des raisonnements qu’a répondre à des sollicitations primaires environnementales, cependant les mecanismes archaiques sont toujours operationnels mais ne repondent plus tout à fait aux mêmes stimuli, même s’il est vrai que nous ne croisons que rarement un lion au coin de la rue, de nombreuses situations sont de nos jours « ressenties » comme des attaques, je dis bien ressenties car c’est bien cela qui pose probleme, ces informations sont traitees par le cerveau archaique le plus interne qui y repond de la manière la plus appropiée pour lui, c’est à dire physiquement, il n’y a donc pas la à proprement parlé de mentalisation mais plutot une reponse stereotypee à un stimulus externe, la conscience n’as même pas accès à cela.

Il y a donc ici un défaut de communication entre la partie interne du cerveau et sa partie externe, pour remedier à cela il faudrait que pour une attaque complexe il y ait activation de reponse complexe donc corticalisee(partie externe du cerveau), hors certaines formes d’attaques sont insidieuses car minimes mais repetées et habituelles elles ne sont donc pas traitees correctement et generent une accumulation de tension nefastes.

Une autre difference avec notre charmante antilope, est qu’une fois le danger ecarté elle retourne quasiment instantanement à sa nourriture (besoin vital) et tout aussi rapidement à son état antérieur, alors que l’etre humain surmené ne peut agir ainsi car les attaques ne sont pas forcement aussi bien identifiees qu’un lion surgissant toules griffes et crocs dehors (même si certain ou certaines reconnaitrons dans cette description tel patron, professeur ou proche…), et donc il ne peut y avoir de retour à la normale,(bien sur il y a toujours les vacances…).

Les effets du stress sont donc cumulatifs, le probleme est qu’au dela d’un certain niveau, le cerveau, toujours a la recherche de schemas economiseurs d’energie, vas considerer cet etat comme habituel,et vas donc l’auto-entretenir, et la l’etat de stress devient donc independant du stimulus, le stress devient pathologique en passant d’un processus à un état.

Le problème que nous rencontrons dans notre société est que cet état de stress n’est pas reconnu par beaucoup de personnes comme dangereux mais comme un signe de dynamisme, de productivité, et il nous arrive parfois d’entendre la phrase « c’est pas grave c’est du bon stress », ce qui est pourtant sans fondement , il ne peut exister de bon stress car quelques soient les causes ou les objectifs, les effets sur l’organisme sont strictement les mêmes, et tout aussi nocifs, la reversibilité de l’état est éventuellement plus rapide(…!?).

Pour terminer, savoir ce qu’est le stress ou se savoir touché ne permet souvent pas de s’en proteger, il faut donc utiliser des techniques de gestion du stress, qui feront l’objet d’un futur article.

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